Le site en un coup d’œil !

  • A l’occasion de la nuit de la lecture (samedi 19 janvier), j’ai pu faire partager ma passion des amérindiens à un auditoire captivé dans le merveilleux cadre du musée Delacroix à Paris. Le fil conducteur de mes deux lectures était l’atelier d’artiste, avec, pour ouvrir le bal, un poème de la poétesse navajo Luci Tapahonso suivi d’un extrait de Relation de voyage chez les sauvages de Paris, recueil de deux lettres de Georges Sand qui raconte à un ami sa rencontre avec les danseurs amérindiens venus se produire à Paris dans le cadre du musée vivant de Georges Catlin.

Je vous invite à quitter le confort du salon du musée Delacroix pour les terres arides de l’Arizona. Paysages ocres, ciels incandescents et femmes aux cheveux noir de jais mais parfois le peintre, dans son atelier, a d’autres envies. Il s’agit d’un poème de la poétesse navajo Luci Tapahonso que j’ai traduit dans le cadre d’un ouvrage à paraître aux éditions Goater qui ont publié mon livre Contes navajos du grand-père Benally.

 « Shifty eyes and Earth Women » de Luci Tapahonso, paru dans Seasonal Woman (1ier décembre 1982, Tooth of Time, pages 26-27).

De son hogan, visible depuis Shiprock,

On apercevait les matins d’été

Un ciel de velours bleu

Sur un sol d’or soyeux.

Tu sais, le hogan est moderne

Fait de bois, de papier bitumé, de lambris pour isolants.

Ici, réside un artiste

Qui parfois dessine beaucoup de blanches nues ;

Et les filles du coin disent qu’il s’adonne à cela

Parce que nous, femmes navajos, avons les fesses trop plates

Il travaille rapidement

En d’amples mouvements circulaires

Par petites touches.

Aucun besoin de converser là-bas

Comme accompagnement peut être Ella Fitzgerald ou BB King.

Mais surtout pas de discussion

D’un simple regard

Il impose le silence.

Au sol, une colonne de fourmis avance, paisible

Des points marrons se détachent du sol poudreux

Au même moment, il créé des images délicates

D’exquis mélanges de teintes colorées.

Les femmes navajos

Aux cheveux de jais

Aux yeux légèrement bridés

Entourées des ombres allongées de la terre

Ces femmes du ciel et du désert

Endurantes et fortes

Parfois, elles sourient avec facilité.

Des mèches de cheveux flottent au-dessus

Des couleurs des châles,

Des couleurs du coucher de soleil,

Des couleurs de Shiprock.

Ici, les reflets des femmes de Shiprock

Prennent forme dans le hogan…

Quand il n’est pas occupé à dessiner

Des femmes blanches, nues, alanguies

Avec le regard fuyant

Sous leurs larges chapeaux.

Écoutons maintenant la voix d’une femme du XIXe siècle, Georges Sand venue voir et entendre les danses de féroces indigènes d’Amérique du Nord. Ils font partie de la collection du musée vivant rassemblé par l’artiste peintre Georges Catlin. Nous sommes à Paris le 2 juin 1845, salle Valentino au 245-251 rue Saint Honoré. Delacroix assistera également à cette singulière exposition.

Trois Indiens s’assirent par terre ;

l’un frappait un tambourin garni de peaux, qui rendait un son mat et lugubre,

l’autre agitait une calebasse remplie de graines,

le troisième raclait lentement deux morceaux de bois dentelés l’un contre l’autre ;

puis, des voix gutturales qui semblaient n’avoir rien d’humain, entonnèrent un grognement sourd et cadencé,

et un guerrier, qui me sembla gigantesque sous son accoutrement terrible, s’élança, agitant tour à tour sa lance, son arc, son casse-tête, son fouet, son bouclier, son aigrette, son manteau, enfin tout l’attirail échevelé et compliqué du costume de guerre.

Les autres le suivirent ; ceux qui jetèrent leurs manteaux et montrèrent leurs poitrines haletantes et leurs bras souples comme des serpents, furent plus effrayants encore.

Une sorte de rage délirante semblait les transporter ;

des cris rauques, des aboiements, des rugissements, des sifflements aigus, et ce cri de guerre que l’Indien produit en mettant ses doigts sur ses lèvres, et qui, répété au loin dans les déserts, glace d’effroi le voyageur égaré, interrompaient le chant, se pressaient et se confondaient dans un concert infernal.

Une sueur froide me gagna, je crus que j’allais assister à une opération réelle du scalp sur quelque ennemi renversé, ou à quelque scène de torture plus horrible encore.

Je ne voyais plus, de tout ce qui était devant moi, que les redoutables acteurs, et mon cerveau les plaçait dans leur véritable cadre, sous des arbres antiques, à la lueur d’un feu qui allait consumer la chair des victimes, loin de tout secours humain ;

car ce n’étaient plus des hommes que je voyais, mais les démons du désert, plus dangereux et plus implacables que les loups et les ours, parmi lesquels j’aurais volontiers cherché un refuge.

L’insouciant public parisien, qui s’amuse avant de s’étonner, riait autour de moi, et ces rires me semblaient ceux des esprits de ténèbres.

Je ne revins à la raison que lorsque la danse cessa et que les Indiens reprirent, comme par miracle, cette expression de bonhomie et de cordialité qui en fait des hommes en apparence meilleurs que nous.

 

 

  • Août-septembre 2018 : un hôpital psychiatrique californien mythique peuplé de fantômes de stars, c’est le Camarillo Hospital et c’est aussi une « micro-histoire qui réfracte, autour d’un lieu et d’une institution, l’histoire plus globale de l’antipsychiatrie et des politiques de la santé subséquentes à partir des années 1970, celle des controverses autour du caractère biologique ou social de la folie, celle des témoignages autour de l’internement, celle des conflits rémanents entre conceptions et pratiques thérapeutiques, celle des représentations « profanes» de la maladie mentale. » (dixit Jacqueline Carroy à propos de mon ouvrage)

Je mets progressivement en ligne tous les documents visuels que j’ai amassés pour écrire mon livre sur le Camarillo Hospital.

A découvrir ici

  • 24 juin 2018. Temps de lecture livre une analyse pertinente et bien sympathique de Contes navajo du grand-père Benally !

« On se rend compte en autre à quel point la place de la femme est nettement plus valorisée dans leur société que dans la notre. On découvre également la force du lien du peuple avec la nature, notamment à travers l’image du couple Araignée, qui symbolise l’art du métier à tisser, instrument à la base de la fabrication des tapis Navajo, couplé avec la récolte de la laine et des pigments naturels (…) Ce livre qui conjugue à la fois une dimension narrative et didactique est une jolie découverte: j’aurais peut-être aimé, certes, en connaître un peu plus (une fois que l’on a commencé, il devient difficile de s’arrêter là), mais il est intelligemment construit, assez simplement et bien écrit pour attirer l’attention d’adolescents ainsi que d’adultes et au final aussi divertissant qu’instructif. »

Le rocher de Femme Araignée dans le Canyon de Chelly illustré par Juliette Iturralde.

  • Dans le blog, des liens vers le programme du pow-wow Danse avec la loue, organisé depuis 1998 à Ornans (Doubs) par l’association Four Winds. J’avais eu l’occasion d’y assister en 2010, l’année où l’événement avait été inscrit sur la liste des événements de l’Année Internationale du rapprochement des cultures, portée par l’UNESCO. Pour découvrir l’événement en photos (celles prises en 2010), c’est par ici.

 

  • I’m thrilled to be working on my new book: Ruta de la Plata, coming soon in your favorite book shop. A book about travel, history and original recipes!

Couvent dit de Las Dueñas avec vue sur les cathédrales vieilles et nouvelles de Salamanque. © Nausica Zaballos-Dey, 2016.

Vierge María Santísima de la O, église Nuestra Señora de La O, Séville, 2013

Soldats de Pavie, © Nausica Zaballos-Dey, 2017

Perrunillas, © Nausica Zaballos-Dey, 2017

  • Metehera, créatrice de la librairie et du blog Books and Dreams, « recommande à 100% » Contes navajo du grand-père Benally : « ce recueil de contes, instructif et surprenant, ne fait que 116 pages mais il réussit à merveille à nous plonger dans l’univers des Navajos, nous permet de mieux comprendre la richesse de cette culture et les différentes menaces qui peuvent peser sur les Amérindiens depuis le XIXe siècle. »

 

  • Fabrice Lecaër, créateur du blog tepee17 qui regorge d’infos et d’actus sur les tribus amérindiennes, a  aimé Contes navajo du grand-père Benally : « Dan et Emma m’ont transporté avec eux dans leur voyage sur la terre de leurs ancêtres, un voyage entre le contemporain et l’ancien chez les Navajos. »

 

  • Quelle histoire pour mon enfant a aimé Contes navajo du grand-père Benally : « Les illustrations en noir et blanc de Juliette Iturralde sont simples mais efficaces, subjectives. Une belle et surprenante découverte ! »
  • Histoire d’en lire, site spécialisé dans la critique de fictions historiques jeunesse, a aimé Contes navajo du grand-père Benally : « En à peine 116 pages, ce livre, magnifiquement illustré par Juliette Iturralde, nous plonge à merveille dans l’univers des Navajos, nous permet de mieux comprendre la richesse de cette culture et la menace terrifiante qui pèse sur ces Indiens depuis le XXe siècle.Instructif et émouvant. » La critique complète peut être lue ici  et aussi sur Babelio

 

  • ça y est : Les contes navajo du Grand-Père Benally sont en librairie, à Nice à la librairie Jean-Jaurès, à Marseille à L’odeur du temps, à Grenoble chez Arthaud, à Strasbourg à la librairie Kléber, à Lyon à Terre des Livres et Vivement Dimanche, à Paris à Libralire et Quilombo… et une petite illustration de Juliette Iturralde pour un avant-goût (le combat des Jumeaux contre le géant)

  • Les cartons sont arrivés chez l’éditeur, direct de chez l’imprimeur… et le 26 octobre dans les librairies.

  • Le 21 août dernier, la grande éclipse solaire aux États-Unis a suscité de nombreux commentaires dans les médias. Écoutons ce que les Peuples Premiers ont à nous dire dessus : rubrique  Blog: latest news from Indian country!
  • Les bibliothèques sont un maillon essentiel de la chaîne du livre, elles aident le livre à se faire connaître, à trouver de nouveaux lecteurs. Mythes et Gastronomie de l’Ouest Américain est présent partout en France. Petit exemple aux quatre coins de notre pays : au sein du réseau des bibliothèques du Finistère(à Morlaix, Quimper, Brest…), dans le Nord, en Bourgogne (réseau de bibliothèques de Dijon), à Paris (bibliothèques du 5e, 9e, 11e, 16e et 18e arrondissements)… Alors n’hésitez pas à le retirer en rayon ou à le demander à votre bibliothécaire !
  • Bientôt… Contes navajo du grand-père Benally, avec les belles illustrations de Juliette Iturralde.

 

  • Mon prochain livre, hommage à la culture navajo, sera publié à l’automne aux éditions Goater. Libraires, vous pouvez d’ores et déjà, passer vos commandes auprès du diffuseur (Makassar) Hobo Diffusion et feuilletez leur catalogue pour les sorties rentrées-automne.
  • Lecteurs, vous pouvez découvrir les autres titres de cet excellent éditeur qui a notamment sorti un inédit de Norman Spinrad, immense auteur de SF, dont les précédents ouvrages ont été édités aux Presses de la Cité, chez Pocket, Livre de Poche…

  • 15 November 2016 : New (in English)! Each semester, I’ll bring you the latest news from Indian country. The first post is about Arigon Starr and geek culture among Native Americans: the first Indigenous Comic Con will take place next week-end in Albuquerque.

Les libraires qui souhaiteraient commander le livre peuvent contacter le distributeur DAUDIN à cette adresse : http://www.daudin-distribution.fr/A-132720-mythes-et-gastronomie-de-l-ouest-americain-sur-la-route.aspx

Également disponible sur amazon, fnac, mollat et decitre

Pour la revue de presse qui est consacrée à Mythes et Gastronomie de l’ouest américain (Toute la Culture, Les soirées de Paris, Made in USA, Les lectures de l’oncle Paul, BSC News, Guide du centre d’animation Maurice Ravel -12e arrondissement, Guide géo Californie 2016, Chez Mark et Marcel …) : un petit clic ici !

J’étais l’invitée de France Inter dans l’émission On va déguster : pour le podcast, c’est !

Découvrez aussi en parcourant le menu Mythes et Gastronomie de l’Ouest américain, deux recettes inédites, les chansons qui ont accompagné l’écriture et une timeline très utile !

Pour la revue de presse (L’heure du crime sur RTL, Nova Book Box sur Radio Nova, K-Libre, Les lectures de l‘Oncle Paul, Toute la culture, L’écho républicain…), c’est de ce côté-ci !

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  • Quant au livre Le système de santé navajo, la version bouquin de ma thèse sur les Navajos, il est présent dans plus d’une trentaine de bibliothèques de par le monde et bien sûr disponible à l’achat en points de vente habituels. Vous voulez en savoir plus sur les Navajo, consultez les différentes rubriques qui leur sont consacrées (Santé Navajo dans le menu) !

A votre tour, laissez-vous séduire et prenez la route des grands espaces sur les traces des pionniers, explorateurs en tout genre, artistes, sages et guerriers amérindiens !

  • Vous voulez poursuivre le voyage en photo et faire plaisir à vos proches : offrez un tirage d’art, c’est par là ! (États-Unis mais aussi Chine, Europe…)
Salon of Beauty, Las Vegas

Salon of Beauty, Las Vegas

  • Enfin, si ce n’était pas suffisant, une sélection de mes articles universitaires publiés dans des ouvrages collectifs, actes de colloque etc… au fond du labo, à gauche !

Bonne route !

Mythes et Gastronomie de l'Ouest Américain : Sur la Route !

Mythes et Gastronomie de l’Ouest Américain : Sur la Route !

et mes critiques ciné et livres-ciné @ cinescribe.fr

Pour toute demande de conférence, intervention publique ou signature, merci d’adresser un mail à : presse@laroutedenausica.fr au moins 3 mois avant la date prévue de votre événement.

 

 

 

 

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